Le 1er livre que j’ai lu concernant la problématique de la fatigue

A cette époque (il y a plus de 10 ans), en plus de fatiguer très vite, j’avais besoin de dormir énormément (jusqu’à 16h par jour). Ma vie était impossible à gérer, même en travaillant à mi-temps.

Je me suis donc documentée sur la question. et j’ai notamment lu un livre, la fatigue en 200 questions (de Jean-Loup DERVAUX aux éditions de Vecchi*) qui en donne la définition suivante : « La fatigue est une sensation diffuse, par essence mal déterminable et dont la définition est tributaire de l’interprétation qu’on en donne, si on y est sujet, ou de l’idée que l’on s’en fait, si on ne la connaît pas. C’est dire si l’on peut baigner en pleine subjectivité. Il y a autant de fatigues que de fatigués… »

L’auteur utilise une image que je trouve très parlante, en effectuant une comparaison avec une pile.

La recharge est constituée de l’oxygène, des aliments que nous avalons, et de nos idées ou sensations.

En dehors de toute période de recharge, l’arrêt du fonctionnement de cette pile permet sa régénérescence, sa restructuration, sa recomposition, c’est le repos.

Il peut y avoir 4 mécanismes impliqués dans son fonctionnement :

  1. excès ou dérèglement des dépenses aboutissant à une décharge précoce ;
  2. trouble des mécanismes de repos aboutissant à une inhibition prématurée de la pile par mauvais rythme d’utilisation ;
  3. trouble des mécanismes de la recharge qui devient alors insuffisante ou de mauvaise qualité ;
  4. modifications ou troubles du fonctionnement propre de la bio-pile (notre corps), de ses éléments ou des systèmes d’application, en altérant son fonctionnement.

J’ai pris certaines explications qui me paraissent intéressantes, et je vous recopie ici ces passages :

  • il existe des paramètres directs, liés à l’individu : terrain, psychisme, biorythmes, etc… fatigue primitive par baisse de vitalité de l’organisme ;
  • et les paramètres indirects, liés à l’environnement : travail, famille, loisirs : fatigue secondaire par épuisement physique et/ou psychologique.

La sensation de fatigue naît dans le cerveau, mais, contrairement à d’autres grands signaux de l’organisme (douleur, faim, soif…) la fatigue n’a pas de voie nerveuse bien précise et bien déterminée, et ce du fait des multiples facteurs qui la déterminent et aboutissent en quelque sorte à une intoxication cellulaire. La synthèse des différentes informations venant de tout l’organisme se fait vraisemblablement dans les noyaux de la base du cerveau et, de là, elle est projetée à sa surface où elle va être interprétée en tant que fatigue.

La fatigue n’est pas obligatoirement un symptôme de maladie, ni même une maladie en soi, c’est avant tout un signe d’appel témoignant d’un besoin de l’organisme : celui du repos (de la même manière que la faim ou la soif témoignent d’une nécessité de se nourrir ou de boire)

La fatigue simple répond aux critères suivants : c’est un besoin raisonné de repos, dont la cause est logique et reconnue. Cette fatigue est proportionnelle à sa cause. Elle est de courte durée et disparaît au repos.

La fatigue a son utilité. C’est un signal d’alarme qui indique, chez la personne jeune, la limite de durée d’effort à ne pas dépasser, chez la personne âgée, le degré d’intensité d’effort. Mais négliger ce signal d’alarme en le niant ou en le méprisant expose à un épuisement physique et mental propice à la survenue de maladies organiques diverses.

La fatigue peut donc être la meilleure et la pire des choses : utile à son début, elle devient nuisible lorsqu’elle se prolonge ou qu’on la laisse évoluer pour son propre compte.

Les fatigues peuvent être classées en différents types :

  • fatigue physique, appareil locomoteur, os et articulations, muscles, le corps est las et lourd. Le moindre effort coûte un maximum alors que le moral et la vivacité d’esprits sont là. Non traitée, elle conduit à l’épuisement total.
  • fatigue morale : mauvaise vision de l’existence, des autres ou de soi même. Tout semble difficile, dur à atteindre, pas d’envie. Non traitée, ce type de fatigue conduit à la dépression.
  • fatigue intellectuelle : Plus de concentration, de créativité, plus d’esprit d’organisation et de décision, pas d’esprit de répartie ou de vivacité d’esprit, de lucidité. Bref, l’intellect fonctionne au ralenti. Négligée elle conduit à l’extinction du désir d’entreprendre et de sa mise en œuvre..

Les différents types de fatigue peuvent être présents de manière dissociée ou bien s’intriquer par une relation de cause à effet entre les différents secteurs de fatigue : une fatigue physique durable va entraîner une baisse de moral, etc…

Il existe aussi plusieurs niveaux de fatigue :

  • fatigue latente : ne se ressent pas encore, mais baisse des performances et de l’efficacité, baisse de la créativité ou augmentation des erreurs de calcul, baisse de la confiance en soi, vision plus pessimiste de l’avenir ou baisse de tonus et de l’envie d’aller de l’avant. Il peut s’agir au début d’une fatigue plus importante ou de petits accès de fatigue répétitifs. Réagit très bien au repos.
  • fatigue déclarée : manifeste et réagit au repos plus ou moins bien, en tout cas sur une durée plus longue que 2 semaines. Sensation désagréable, peur de ne plus pouvoir assurer, mouvements difficiles, vie en gris, difficultés de concentration. Faute de prise en charge, elle amènera une fatigue dépassée :
  • Fatigue extrême allant du surmenage à l’épuisement. Elle ne peut être ignorée et l’individu n’a plus la prétention de la surmonter : le moindre mouvement coûte des efforts considérables, vue pessimiste de l’existence, de soi-même et de ses possibilités, insomnies, crises de peur.. Les facultés de discernement, de décision sont elles aussi au plus bas. Le simple repos ne suffit plus, il faut l’aide d’un professionnel de santé.

Mis à part la fatigue normale, physiologique consécutive à un effort ou à une dépense excessive, l’allopathie distingue d’une part :

  • les fatigues « mode de vie » (75% des fatigues) dues soit à l’environnement, soit au tempérament et qui sont durables dans le temps
  • d’autre part les fatigues alarmes 25%, liées à un état maladif (traitement ou maladie traiter la cause)

Les fatigues « modes de vie »

Deux tiers des fatigues concernant le mode de vie sont liées au stress et donc au mode de vie qui en résulte :

  • stress événementiel, qui, dans le cadre d’une fatigue d’environnement, sera un évènement répétitif
  • stress situationnel consécutif à un événement durable dans le temps
  • stress physique : rythme de vie endiablé, bruit, pollution, non respect des rythmes biologiques fondamentaux
  • psychologique : pression de la rentabilité, crainte de l’avenir et du chômage, multiplicité des informations, le plus souvent désagréables, venant de toute la planète.

Enfin, le contexte du stress peut être variable : familiale (mauvaise entente, incompréhension…) professionnel, etc…

Un tiers des fatigues modes de vie sont constitutionnelles et liées au profil psychologique et aux biorythmes de l’individu : la fatigue de tempérament est une fatigue primitive due à une baisse de vitalité due aux sentiments noirs (anxiété, morosité, dépression) ou d’une fatigue secondaire par épuisement due aux sentiments rouges (colère, irritabilité, boulomanie…)

Les fatigues « alarmes »

Liées à un état maladif, il s’agit alors de reconnaître pour traiter la (ou les) maladie(s) en cause(s).

Voilà, en espérant que si vous aussi vous vous sentez très fatigués, ces « morceaux choisis » vous seront d’une certaine utilité.

 

 

* ce livre n’est plus en vente en 2017, il ne se trouve que sur le marché du livre d’occasion désormais.

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